quarta-feira, 20 de abril de 2011

Interview - Magazine Dedicate


ARIELLE DOMBASLE «Diva glamour à mort »

(par Cyri-Xavier Napolitano)

C’est dans une alcôve du capiteux bar-restaurant de l’hôtel Raphaël que la plus française des mexicaine nous offre un entretien mezzo voce tout en douceur, comme un flirt avec les masques de la vie et de la mort…
Dedicate printemps2011 (1)_0Comment allez vous en ce début d’interview (le 16/02/2011) ?
Ecoutez, je vais très bien puisque je suis en pleine exaltation dans l’enregistrement de mon nouvel album « Diva Latina ». Je suis donc tout à cette réalisation, je cours d’ailleurs  en studio juste après notre rendez vous…
Qui fut l’une de vos plus forte inspiration, Sor Juana Inez de la Cruz ?
Sor Juana est une grande figure catholique dans le Mexique du XVIIe siècle, une carmélite tellement spéciale et tellement brillante, à l’époque où les femmes ne pouvaient avoir accès à la culture que dans les couvents. C’est un personnage qui s‘intéressait à de toutes petites choses de l’existence, mais aussi à  l’astronomie, à la science, à la musique à la poésie lyrique, métaphorique mais aussi dans l’apprentissage de la cuisine, de l’art de la couture. C’est en ça qu’elle est extraordinaire, un modèle, ce n’est pas quelqu’un d’abstrait, c’est quelqu’un de totalement sensualiste, pleine de vie, de curiosité, pleine d’émotion avec cette quête spirituelle, pour la connaissance qui est tellement belle et douloureuse. Sor Juana est un personnage étonnant lorsqu’on va visiter son couvent à San Jeronimo on est pétrifié d’admiration. Elle a donc été bien sûr une source d’inspiration pour moi parce qu’on a toutes des modèles féminins qui vous émeuvent, qui vous transportent et qui vous parlent tout au long de la vie. Elle en fait partie.
Vous avez été entre autres : Pauline… à la plage, Maxine Pascal dans le soap  US « Lace », Sissi impératrice à la télé ou Dolores Sugar Rose au Crazy Horse, Quel est rôle vous a le plus touché dans votre incroyable carrière ?
Je dirais que quelquefois il y a des moments de cinéma qui vous bouleversent  où il y a une coïncidence avec soi-même très profonde. Celui qui m’a le plus bouleversé parce que j’ai eu l’impression d’être à la fois ma mère, ma grand mère, mes ancêtres, ce fut en jouant Sissi impératrice. Cette espèce  de très grande dignité et de modernité qu’incarnait ce personnage qui était très fou et névrosé aussi mais qui avait une espèce de fougue et de défi à la nature, aux lois et notamment à sa condition de princesse. cela me touchait beaucoup.Sissi l’impératrice, film que nous avons tourné à Saint-Pétersbourg, dans les lieux les plus inspirés qui soient, je dirais donc que ce personnage m’a bouleversé, mais ce qu’il y a de merveilleux avec le fait d’être actrice, c’est que l’on est comme une forme de mosaïque faite d’un kaléidoscope, de fragments de femmes, de potentialités et c’est ça qui finit par vous constituer comme une boule de disco à mille facettes !qui reflète des rayons qui sont venus d’ailleurs. Projections ! et éblouissements. Dans « Diva Latina » c’est une peu une suite à Dolorès Sugar Rose, (le personnage que jouait Arielle au Crazy horse) c’est cette passion que j’ai pour ces figures mexicaines, ces déesses tropicales enchanteresses et mélancoliques que j’ai découvertes lorsque j’étais enfant dans de vieux films au cinéma comme avec las cantates de Sevilla, La Lupe ( reine de la soul latina), la Negra, Silvia Pinal,  Maria Félix, toutes ces merveilleuses créatures de cinéma qui chantent et dansent et sont sous l’emprise des plus grandes passions amoureuses qui ont ce mélange de culture du « pais caliente » très sentimental et électrique, où les corps sont en transe et les cœurs fracassés.
Racontez nous votre dernier rêve ?
Réalisé ou celui que j’ai eu dans la nuit ?

Votre dernier rêve…

Oh mon dernier rêve était un cauchemar effrayant où j’étais sur des pythons et je voyais un continentnon loin et les pythons s’effondrait autour de moi, je me retrouvais ensuite avec deux prêtres dans une sorte de chambre qui était à l’intérieur du python, et je regardais la terre qui s’éloignait… au loin. Voilà c’était horrible, mon dernier rêve qui est un cauchemar en fait !(rires)
Si vous étiez un pays  seriez-vous le Mexique, la France ou le Glamour-land ?
Hum je préfèrerais le glamour-land qui serait un mélange du Mexique et de la France. Un vaisseau sur l’océan…
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Si vous étiez 3 mots…
Je dirais … hyper sensibilité, force et spiritualité.

Si vous étiez une phrase de philosophe ?
« Où est  donc cet heureux temps où j’étais si malheureuse ? » Je crois que c’est de Diderot mais je ne suis pas sûre. Ah non, Cosima Wagner je me souviens, phrase incroyablement romantique.

Si vous étiez un parfum?

Un parfum musqué, ambré, poudré, un parfum d’alcôve
Une matière ? un cristal
Une chanson ? « Amor-Amor ! »
Vous êtes toujours radieuse et semblez toujours tendre vers le positif
Est-ce  par pudeur pour dissimuler une être profond extrêmement sensible ?
Je cois que l’on avance tous masqués, nous tous sommes des êtres sociaux, donc nous avons des systèmes de protection, des masques et jouons des personnages fatalement… Dans cette jungle contemporaine.
Avec quelle voix qui n’est plus, auriez vous voulu faire un duo ? et pourquoi ?
Oh j’aurais adoré avec Victoria de Los Angeles, cette chanteuse espagnole fabuleuse, j’adore aussi Montserrat Caballé, Kyrie Tekanawa… Callas bien sûr et tant d’autres…. Je suis pétrie par des voix, par les voix de femmes qui ont été mes grandes sources d’inspiration. La voix c’est l’être… c’est la signature de l’être.
LA VOIX C’EST L’ETRE ! (mise en exergue)
Vous avez débuté avec des maîtres comme Rohmer, Polanski ou Robbe-grillet très jeune, puis dans Miami Vice, joué dans des films populaires dans les 90’s comme un « Indien dans la ville» avec 8 millions d’entrées, puis des grands Téléfilms comme Sissi l’Impératrice, Milady ou récemment « Sagan » de Diane Kurys bref vous avez presque tout joué dans près de 80 films, mais avec qui aimeriez vous tourner maintenant ?
J’adorerais travailler avec Wong Kar Wai, parce que c’est le cinéma de la beauté même, et puis aussi David Lynch parce que c’est le cinéma de l’inconscient, c’est tellement fort, c’est inégalable. J’ai aussi mon coté Almodovar, c’est le coté latin, éducation de feu. Rires et sentimentalité et puis Chronemberg, Ozon, Pahdavi…
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Votre dernier livre en lecture ou déjà lu ?

J’ai lu une anthologie de la poésie amoureuse, des poèmes d’amour qui vont de François Villon à Apollinaire, un livre par hasard qui m’a bouleversé et puis là je lis un livre de Matzneff qui s’appelle « Comme le feu mêlé d’aromates », il était dans l’Himalaya.

La prochaine chose que vous  achèteriez … un appartement dans le 7e pour une fuite à Varenne ?

Comment vous savez ça ? oh la la (rires)
Peut–être, peut-être … ah ben alors ça bravo, super bravo pour cette info !

Décrivez nous votre intérieur…

J’ai plusieurs maisons, cela dépend donc des maisons, là j’habite à Paris
dans cet hôtel où nous sommes (Le Raphaël) c’est genre vieux manoir gothico-anglais baroque avec un coté Pompadour désuet, c’est très charmant. Au Mexique j’ai une maison plus tropicale à Valle de Bravo(à 160 Km au sud est de Mexico). À Marrakech, c’est un vieux palais décati extraordinaire d’une beauté fulgurante de poésie avec des arbres centenaires, puis à Tanger c’est une maison inscrite dans la roche qu’a faite pour nous Andrée Putman, très « modern-style », une véritable beauté… et dans le midi une maison à Saint-Paul de Vence, ce village ravissant où je me suis marié (avec BHL) en juin 1993.
Où est votre endroit secret, seraient-ce les jardins de Borda à Cuernavaca ?
…Oui… Comment savez-vous cela… Je l’aime tellement, c’est ma grand mère qui m’a donné le culte du jardin. J’aime aussi beaucoup le jardin clos du « Moyen-Âge » avec la dame à la Licorne, les jardins très romantiques anglais aussi, capricieux, fantasques. J’aime beaucoup la nature apprivoisée encore plus peut-être…
.

Donc votre endroit secret serait un jardin ?

Oui un jardin… d’Eden… oh oui.
La seule chose que vous emporteriez avec vous sur une île déserte serait
votre cigarette électronique ?
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(Rires )Ah oui d’ailleurs elle est là (Arielle nous montre son gros sac à main rouge). Mais comment vous savez ça ? C’était super drôle lors d’un récent voyage en avion, le commandant de bord est venu très inquiet ! Affolé même me dire que c’était interdit de fumer de l’avion ! Affolé ! , après que certains passagers derrière moi se soient indignés de mon comportement (croyant bien sur qu’Arielle fumait en avion). Je l’ai rassuré en écrasant le bout incandescent de ma cigarette électronique sur ma joue ! Tout est rentré dans l’ordre. C’est vraiment très efficace en tous cas, il faut acheter la cigarette électronique metropolis c’est la meilleure !
Vous ne fumez plus du tout de vraies cigarettes donc
Est ce pour reculer l’instant de la mort …
Oh… L’instant de la mort… Je n’y pense pas… J’ai arrêté de fumer mais je crois que je m’y remettrais un jour ! (rires)
J’ai toujours dit que me droguerais un jour lorsque je serai plus âgée, lorsque cela ne sera plus trop périlleux et que je sentirai que je n’ai plus rien à perdre. On a tout de suite dès notre naissance l’envie de vivre, cet instinct qu’ont les animaux de se protéger contre la mort, comme tout le monde d’ailleurs…malheureusement cela se complique plus tard puisqu’il y a aussi d’autres forces destructrices qui viennent se lover en nous. Il faut essayer de ne pas y succomber. C’est tout le talent de la vie, c’est très difficile je trouve, c’est un combat perpétuel contre ses mauvais démons. On dit d’ailleurs que nous sommes notre pire ennemi, mais c’est une vérité.
« NOUS SOMMES NOTRE PIRE ENNEMI » (mise en exergue)
La plus belle rencontre de votre vie ?
Ah mais Bernard-Henri bien sur !

Quelle serait la meilleure drogue pour vous ?

Et bien la drogue de l’éternité !

Vous souhaiteriez être éternelle, car c’est courageux ?

Oui ça serait délicieux de ne jamais en finir, mais en cela il faudrait que les gens que j’aime m’accompagnent bien sur.
Vous tendez à être plutôt  pour le glamour à mort ou l’amour à mort ?
L’amour a mort a besoin du glamour à mort !
« L’AMOUR À MORT A BESOIN DU GLAMOUR A MORT ! » (mise en exergue)
Ne pensez vous pas que perdre un être cher engendre un autre regard sur la vie ? Une fêlure qui peut aussi parfois rendre plus fort, plus extra terrestre…
On dit « ce qui ne tue pas rend plus fort », oui tout ce qui nous met par terre, nous annihile,  nous fracasse, si on en sort, théoriquement plus fort ; je crois qu’on l’est d’une certaine manière par ce que l’on a cette expérience de la douleur supplémentaire mais je ne sais pas à quel point un jour toutes ces douleurs ne deviennent pas suffocantes, je ne sais pas. Le fait de perdre des gens je crois nous rend tous inconsolables, on n’est pas plus forts, on est juste plus fort de ne pas mourir avec eux. Mais pas plus fort en soi, on demeure inconsolables.
« ON DEMEURE INCONSOLABLE » (mise en exergue)
Dedicate printemps2011 (5)_0Parlons musique, quelques adjectifs qualificatifs pour résumer vos 5 albums et bientôt le 6e avec « Diva Latina » qui sort le 17 mai prochain…
-    « Liberta » en 2000…
C’étais l’incarnation de ce que j’ai toujours voulu faire en musique, j’ai un peu posé le « la », pour aller vers une liberta musicale à tout prix malgré la très forte puissance de la demande, ce que veulent les organismes puissants de l’industrie du disque qui ont peur… Bien sûr qui tendent à vous rendre conformiste, lisse. Il faut toujours lutter contre ça et c’est très difficile pour tous les artistes. Mais on y arrive.
-    « Extase » en 2002 : Une tentation…
-    « Amor-Amor » en 2004 avec près de 800.000 exemplaires vendus
Oui ce fut une énorme succès avec l’export. C’était une sorte d’hommage à une certaine idée de l’hyper sentimentalité mexicaine, des choses très populaires des standards des années 1920 à 1950.
-    « C’est si bon » en 2006 …
C’était un cross-over d’un « américan in Paris », ce qu’aiment les américains qui redécouvrent Paris ! Succès ! Cela m’a permis de chanter au mythique Supper Club de Broadway en septembre 2006. C’étais « a dream that comes true  ! » c’étais vraiment très très émouvant !
Le maxi EP « Où tu veux » en 2007 remixé par Tom Snare…
Oui c’était un free-style, repris pour un des tableaux au Crazy Horse, remixé pour les clubs, qui a très bien marché sur les ondes,  je suis rentré une fois dans un Prisunic et il le passait, ce qui me fait aussi penser une autre fois j’étais à New york dans le très chic grand magasin Sachs 5th avenue et il y avait « Amor-Amor » dans tout le magasin, c’était génial, et là l’on se dit : « Tiens ; Incroyable,  c’est moi !!! » (rires)
« Glamour à mort » en 2009 avec Philippe Katerine et Gonzales qui vous a amené à vous produire avec votre fabuleux « Live Vidéo Glam Show » à la Cigale où vous avez même repris « The cold song » de Klaus Nomi ?
Ah, Philippe Katerine, Gonzales ! Daven et Philippe Eveno ! Quels artistes ! C’était grand ! Ce qui est beau avec « the cold song » c’est le génie de cette musique, cet être du froid  qui sort de la glace, et c’est le printemps et voilà la lumière et la chaleur, alors horrifié par toute cette vie préfère s’en retourner à la mort en disant « let me freeze to death ! », quant on chante c’est paroxystique, c’est vraiment très très fort.
« QUAND ON CHNATE C’EST PAROXYSTIQUE ! » (mise en exergue)
-    Et enfin votre prochain album « Diva Latina » en mai 2011…
-    C’est du salsa-swing, des reines des tropiques, avec des standards latinos des années 1980 aux années 2000 parsemés de touches d’électro. Et un rythme qui vous rend fou !
-    Mais il y a aussi un buzz depuis quelques jours  sur la toile concernant
Une rumeur de duo avec le rappeur Mokobé du groupe 113 ?
Oui c’est vrai, nous avons fait un duo qui est une reprise de Miriam Makeba « Pata pata », ce morceau de danse génial, où je chante en zoulou, en espagnol et en français. Mokobé, y ajoute son flow de rappeur hyper composé ( par lui-même).  C’est génial ! Très hot, tendre et amusant. La musique c’est vraiment la rencontre des continents. C’est Ali (Mahdavi) qui a signé le visuel de l’album et qui a fait le clip du 1er single « Porque te vas ». Il est si étonnant ! J’ai de la chance ! J’ai  écrit des paroles sur 5 morceaux qui sont des transpositions. Je me suis vraiment très immergée dans la production de la musique, impliquée, co-rélisatrice  derrière chaque son.
Vous écoutez quoi comme musique ?
J’écoute énormément de choses, cela va de Shakira à Marin Marais (violiste compositeur français baroque du XVIIIe siècle) de la pop au baroque donc. J’écoute beaucoup de salsa en ce moment, comme Eddie Palmieri, Célia Cruz, le Sextet Quartet. « Diva latina «  est un album « muy caliente ! », pour donner envie de danser diaboliquement cet été.
Vous êtes l’incarnation du glamour et du féminin dixit JPG, la successeur de Marlene Dietrich pour YSL, un impertinent lutin pour Françoise Giroud, une sirène enchantée pour Pierre&Gilles
Dedicate printemps2011 (6)_0Mais pour vous qui êtes vous vraiment avant tout ?
Mais je ne me pose pas trop de question sur moi, j’aime l’idée que les gens perçoivent des choses en moi, parfois me rendent des hommages qui me bouleversent…  je pense que l’on reste tous très énigmatiques à nos propres yeux, il faut être surpris par soi-même, être vivant c’est ça, c’est être aux aguets être en éveil, ce n’est pas être satisfait, s’endormir dans le confort, ce n’est pas ça vivre ! Vivre c’est l’effervescence ! Le risque, la passion !
Vous avez vécu 18 ans au Mexique avant d’arriver en France…
Le 2 novembre c’est « El Dias de los muertos » est contrairement à la France, c’est  une journée de joie où  l’on dévore des « calaveras » (têtes de mort en sucre) sur la tombe de ses défunts, comment  avez vous vécu  ces journées  dans votre adolescence ? Quels souvenirs en gardez vous ?
Un souvenir ébloui ! oui, magie du dialogue avec les mors, résurrection dans la pensée, dans le cœur, par les geste, le rituel évocateur d’une beauté surréelle, bouleversante. Une immense influence évidemment à mon rapport à la mort. J’ai été très façonnée par ce rituel mexicain qui est une espèce de grâce aussi par l’ironie, une ironie insensée…  Comment réagir à la douleur et bien au Mexique c’est par la fête et par le défi, le challenge de provocation contre la mort. Alors on danse avec des squelettes, on les peint on les pare, on les mange recouverts de sucres multicolores et cela alors bien sur avant que Damian Hirst, et sa calavera* en diamant (* tête de mort) soit devenu très à la mode.

Vous savez l’incident diplomatique qui est survenu hier avec le Mexique ?

Oui oui bien sur et d’ailleurs je devais chanter pour la grande fête d’ouverture de l’année du Mexique en France. J’espère qu’elle aura toujours lieu ! Je ne peux pas entrer dans cet univers de la justice complexe et terrible ! Mais pour les Mexicains cette femme (Florence Cassez) était tout de même la maîtresse de l’un des grand bandits du cartel de la drogue, c’est un problème immense au Mexique qui fait des centaines d’enlèvements et de morts, une véritable hécatombe. Tous mes amis vivent là-bas sous la terreur des enlèvements… C’est la grande question au Mexique, quotidienne. Je dois en tous cas être l’étoile de la grande festivité qui est prévue pour le 2 avril. Je vais chanter « el preso numero  nueve », « Paloma », « Amor, Amor » « Besa me mucho », répertoire muy latino. Mexico for ever !
Enfin que vous inspire ce poème aztèque ? :
« Nous ne sommes que venus dormir, Nous ne sommes que venus rêver !Est-il vrai, est-ce possible que nous soyons venus sur la terre pour y vivre ? Ainsi que l’herbe à chaque printemps, nous nous transformons :Elle reverdit, elle jette ses bourgeons, tout comme notre cœur. À peine notre corps a-t-il fait quelques fleurs, Qu’il s’en retrouve tout flétri… La vie n’est qu’un songe … »
C’est très beau, oh ça me fait penser à Shakespeare, « we are such stuff as dreams are made of » et Calderon de la Barca « Todos son sueňos entre sueňos »  « La vida es sueno », toute ces forces de la pensée… de la projection, et qu’ont su capter bien sur les aztèques. Vous savez tout le monde est dans son rêve, tout le monde est projeté quotidiennement dans le rêve, c’est une grande partie de la vie d’être dans le rêve. La vie rêvée.
« C’EST UNE GRANDE PARTIE DE LA VIE D’ÊTRE DANS LE RÊVE » (mise en exergue)
Votre mort idéale, comme vous le chantez, serait-ce de mourir en Saint Laurent ?
Non ce serait mourir dans les bras de l’homme que j’aime !

Comment vous sentez vous en cette fin d’ITW ?

Bien, parce que je l’ai terminé avec la plus belle des choses.

Actu :

6e opus : « Diva Latina » (Mercury/Universal)
12 grands standards latinos entre Shakira et Célia Cruz pour danser cet été
Sortie le 16.05.2011
Cinéma : Une femme enfant dans la prochaine comédie loufoque de Jean-Pierre Mocky «Crédit pour tous » d’Amos Gitaï- Prochainement en salles.


Text et photos pris de site d'Arielle Dombasle

domingo, 17 de abril de 2011

Interview - Paris Match



Interview Caroline Rochmann
Après ses disques d’or et de platine, « Liberta » en 2000, « Amor amor » en 2004 et « Glamour à mort » en 2009, Arielle revient le 16 mai avec « Diva latina », un album salsa-swing en espagnol. Dans le salon de l’hôtel où elle vit depuis plusieurs mois avec Bernard-Henri Lévy, son mari, elle en profite pour évoquer son enfance hors du commun, mais aussi la rumeur sur la séparation du couple qui s’aime depuis plus de vingt ans.
Paris Match. Arielle, comment vous est venue l’idée de cet album, très différent de ceux que vous nous avez proposés jusqu’ici ?
Arielle Dombasle. J’ai eu envie d’un album “muy caliente”, dans la joie et la gaieté. Que les gens aient envie de danser immédiatement en écoutant les morceaux ! Et c’est le cas ! D’ailleurs, pour les photos illustrant notre entretien, je danse le mambo en hommage à celui de Brigitte Bardot dans “Et Dieu... créa la femme”. Des mambos, j’en reprends plusieurs dans l’album. Comme “Numéro 5” de Lou Bega ou le “Gopher Mambo” d’Yma Sumac, avec sa voix incroyable qui couvre quatre octaves, pour lequel je dois monter très très haut et descendre très bas ! Je reprends des choses de Tito Puentes, de Celia Cruz et de Charlie Palmieri mais aussi des morceaux plus récents, comme ceux du groupe Mecano ou de la Mano Negra. J’ai toujours adoré la rumba, la salsa, le groove et les rythmes afro-cubains. Tous ces morceaux sont un peu mes petites madeleines proustiennes.
Par exemple ?
L’été 1974, quand sort “Porque te vas” [la chanson de “Cria Cuervos”], je suis ado et cette chanson me bouleverse. A l’époque, je vis encore au Mexique et je me souviens que j’ai le cœur qui bat pour un garçon qui a une maison au bord d’un lac, à Valle del Bravo ! Climat tropical oblige, je me languis… Chaque jour, je m’installe quatre ou cinq heures d’affilée au bout d’un ponton en bois, en prenant des poses et en faisant semblant de lire dans l’espoir qu’il me remarque… Et je chantonne “Porque te vas”… En faisant des prières ! [Rires.]
Dans cet album, vous chantez exclusivement en espagnol…
L’espagnol est ma langue maternelle. On s’incarne dans une langue et, pour moi, cela coule de source. Je suis mexicaine de tempérament et d’éducation. A la maison, on parlait toujours espagnol avec les muchachos. Mon père, originaire d’une famille de soyeux de Bourgogne, a connu ma mère à l’ambassade de France à Mexico. Il est tombé amoureux d’elle et du Mexique ! Ils ont décidé d’y vivre. Il a implanté ses ­fabriques de velours dans toute l’Amérique latine. Mon frère, aujourd’hui, a repris les affaires de velours et de soie et vit toujours au Mexique. Il vient même d’inventer un nouveau textile, à base de toile d’araignée, anti-feu et anti-éclat, que l’armée américaine vient de lui acheter – quelle histoire !
A quoi ressemblait votre enfance au Mexique ?
Un pays fait pour l’enfance la plus aventureuse et rêvée qui soit ! J’étais évidemment gâtée par le sort, mes parents habitaient dans une atmosphère superprivilégiée. Mes parents, mes amis, moi venions de tous horizons et, surtout, nous étions les enfants du parc en face de la maison. La petite sauvageonne que j’étais alors s’évertuait à cacher son statut d’enfant privilégiée. Chaque matin, notre chauffeur me conduisait en classe à bord d’une grande voiture noire. Et moi, j’avais tellement honte que je l’obligeais à s’arrêter deux blocs avant, pour que personne ne me voie. Je ne rêvais déjà que d’une chose : sortir de mon milieu pour aller voir du côté de la scène et des artistes, de la danse.
A 18 ans, en 1976, vous arrivez enfin à Paris où vous vous installez dans l’appartement de votre grand-mère maternelle, avenue Victor-Hugo…
Et là, mes seules amies sont celles de ma grand-mère qui ont toutes plus de 70 ans ! J’ai tout de suite adoré la compagnie de ces êtres extraordinaires, comme celle du peintre Tamara de Lempicka qui dormait à la maison à chacun de ses passages à Paris. Comme elle était très coquette, elle venait avec sa fille, qu’elle faisait passer pour sa petite sœur pour ne pas se vieillir… Et puis Louise Weiss qui avait connu Lénine et à qui les femmes doivent d’avoir obtenu le droit de vote en France ! Et puis encore Ray Bradbury, que ma grand-mère avait pris en stop au bord du lac Patzcuaro, au Mexique, lors de la nuit des morts, alors qu’il n’avait que 22 ans et elle 32. Ils sont restés amis pendant 60 ans. Lui aussi descendait à la maison lors de ses séjours à Paris. Vous voyez, j’étais gâtée !
Comment se comporte la jeune fille que vous êtes en face de tous ces êtres hors du commun ?
Pour être à la hauteur de ces modèles, il fallait se dépasser, ne pas se contenter d’être soi-même. C’est aussi sur toutes ces rencontres que j’ai fondé mon éthique. Un besoin total d’admiration. Je ne peux aimer que quand j’admire.
Justement, quelques années plus tard, vous rencontrez l’homme que vous aimez passionnément…
C’est en 1982 que je rencontre Bernard-Henri ; l’année de “Chassé-croisé”, mon premier film en tant que réalisatrice, entourée de mes amis : Pascal Greggory, Roman Polanski et Eric Rohmer pour l’unique fois de sa vie en acteur ! Pendant sept ans, nous avons vécu cet amour dans un total secret. Ce n’est qu’à partir de 1989 que nous avons vécu ensemble. Je m’installais avec l’intellectuel le plus brillant qui soit. J’étais très intimidée. Je ne voulais pas être la petite fille qui ne savait rien faire des tâches ménagères, qui avait été servie toute sa vie.
Par amour pour lui, vous tentez même de vous mettre à la cuisine…
Oh ! J’ai fait tant d’autres choses par amour pour lui ! Sauf que là, côté cuisine, c’était souvent une petite catastrophe ! Je m’étais lancée dans une frénétique invention dans l’élaboration de desserts très sophistiqués et, un soir où nous recevions de grands intellectuels, j’ai voulu me surpasser pour le dessert. J’en avais inventé un à base de crème de marrons, de myrtilles et de groseilles. Malheureusement, j’avais oublié de les cueillir de leurs minibranches ! Et tous les convives s’étranglaient avec les brindilles en faisant semblant de s’extasier sur mes talents !
Depuis, vous avez fait des progrès ? 
[Rires.] Oui, un peu. Bernard-Henri adore les bistrots, nous ne dînons jamais chez nous et il n’aime pas aller dans les maisons des autres non plus. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, nous sortons très peu. Le soir, nous aimons dîner tous les deux, en tête à tête, au resto !
Pourtant, à en croire une rumeur persistante, votre couple traverserait actuellement une forte zone de turbulences…
Cela fait plus de vingt ans que je vis avec lui un amour éperdu. Il m’a fait ce serment d’amour fou. Mon tempérament est latin, et je suis pétrie de Zweig, de Kleist, de Goethe et des poèmes d’Hölderlin. Pour la personne extraordinairement romantique que je suis, l’amour, c’est l’amour à mort. Je ne suis peut-être pas de mon époque, mais c’est ainsi. Les petites étreintes sans lendemain, les petits arrangements entre amis sont des choses qui ne sont pas pour moi. Je suis née pour adorer et être adorée.
Daphne Guinness, l’héritière des bières du même nom, prétend pourtant, dans le dernier numéro de “Harper’s Bazaar”, partager désormais la vie de votre mari à New York…
Tout cela n’est que du gossip et du trash anglo-saxon. Rassurez-vous, nous ne nous quittons pas et nous vivons sous le même toit.
Ces propos relèveraient donc de la mythomanie ?
Je vis une passion intense et entière. Je ne peux pas vivre autrement. Et Bernard-Henri a une adoration pour moi qu’il me prouve tous les jours. Ces rumeurs sont du pur poison. Elles m’ont fait vivre une forme de saison en enfer, c’est vrai. Il y a toujours des gens qui veulent votre mort. Sans doute certains ont-ils voulu la mienne.
Des photos circulent pourtant sur le Net, où ils apparaissent tous les deux…
Je ne regarde pas le Net. Je ne connais pas les photos dont vous parlez.
Cela fait plus d’un an qu’avec votre mari vous habitez l’hôtel Raphael. Pourquoi avoir quitté le boulevard Saint-Germain ?
Parce que l’an passé j’étais sous le charme d’un autre appartement ravissant, dans le VIIe arrondissement, dans lequel ma grand-mère m’avait emmenée, adolescente, boire du thé chez une de ses amies. Cet appartement devenait libre. J’ai voulu y habiter, donc. Nous avons vite vendu notre appartement et voilà ! Nous nous sommes retrouvés à l’hôtel ! Nos affaires se trouvent au garde-meubles. Les 13 000 livres de Bernard-Henri comme les laques de Chine de mon grand-père et tous les objets auxquels je suis si attachée, cette flottille de compagnons qui viennent de ma famille, moi qui n’ai plus de famille – tout cela dort quelque part, m’attend, nous attend. Mais, je vous le répète : tout va bien ; assez de malveillance et de gossip !
Cette année de nomadisme forcé vous a-t-elle souvent entraînée au Maroc ?
Nous sommes allés un peu partout, à Noël à Marrakech. Notre maison était remplie d’amis et d’artistes, c’était délicieux, l’île enchantée. La semaine prochaine, nous allons passer quelques jours de vacances dans notre petite maison à Saint-Paul-de-Vence, le village adorable où nous nous sommes mariés. Cet été, nous irons aussi très certainement au cap d’Antibes, comme nous le faisons chaque année. Pour nager. Jusqu’au phare. Certains étés, nous sommes les seuls à nous y risquer.
Un entraînement qui n’est sans doute pas étranger à la silhouette de sylphide qui est la vôtre dans le clip de “Porque te vas”, réalisé par Ali Mahdavi, le directeur artistique du Crazy Horse. Un clip par ailleurs ambigu où vous incarnez deux facettes d’un même personnage, l’amoureuse et le toréador, la passion et la raison…
C’est Ali Mahdavi, grand artiste, qui m’a voulue ainsi ! Il a voulu montrer la dualité qui se forme, quand on est amoureux, entre notre part masculine qui est la raison salvatrice, peut-être, et notre part féminine qui est une béatitude masochiste. A la fin, l’héroïne tue la raison qui est en elle.
C’est comme cela que vous vous voyez, vous aussi ?
Je suis une amoureuse exaltée qui serait capable de tuer ou de se tuer par amour, c’est vrai. Je ne peux vivre que dans la passion. C’est ma nature !



Text pris de site: Paris Match
Photos: Site d'Arielle Dombasle

sexta-feira, 15 de abril de 2011

Arielle Dombasle a récemment été victime d'un odieux chantage.



Arielle Dombasle a récemment été victime d'un odieux chantage. Une jeune femme prétendait détenir des photos compromettantes de la star prises sur le tournage de Crédit pour tous, le film de Jean-Pierre Mocky sorti le 1er avril. Après plusieurs mois d'enquête, les policiers de la brigade de répression de la délinquance sur la personne (BRDP) ont enfin identifié et arrêté la suspecte qui a reconnu les faits.


On imagine cet épisode déjà difficile pour l'actrice et chanteuse, mais Arielle Dombasle a dû faire face à bien plus grave ces derniers mois : de vilaines rumeurs. On l'a dit séparée de Bernard-Henri Lévy, son compagnon et époux depuis près de 30 ans. Pire encore, on raconte qu'il s'est rapproché de Daphne Guinness, l'héritière de la bière du même nom et fashionista au style salué dans le monde entier. Cette histoire rocambolesque atteint son paroxysme en février quand à l'occasion d'une interview pour Harper's Bazaar, l'anglaise déclare : "De toute évidence, il [BHL, ndr] est l'amour de ma vie (...) Mon grand désespoir est la question irrésolue du statut de notre relation."


Dans le nouveau numéro de Paris Match, l'artiste reconnaît que ces "gossip" et ce "trash anglo-saxon" lui "ont fait vivre une sorte de saison en enfer", puis elle balaye d'un revers de la main ce "pur poison" : "Rassurez-vous, nous ne nous quittons pas et nous vivons sous le même toit [à l'hôtel depuis un an, ndr] Je vis une passion intense et entière. Je ne peux pas vivre autrement. Et Bernard-Henri a une adoration pour moi qu'il me prouve tous les jours (...) ces rumeurs sont du pur poison (...) ça fait plus de 20 ans que je vis avec lui un amour éperdu. Il m'a fait ce serment d'amour fou."


Et quand la journaliste insiste sur des photos parues sur le net de l'amour de sa vie et Daphne Guinness, elle répond avec assurance : "Je ne regarde pas le net. Je ne connais pas les photos dont vous parlez". Circulez, il n'y a rien à voir !

Pour preuve, l'album "muy caliente" et passionné Diva Latina, attendu le 16 mai chez Mercury/Universal. Arielle Dombasle y reprend des titres en langue espagnole sur des rythmes afro-cubains très modernes à l'image du premier extrait, une reprise de Porque te vas ? La star vient d'en dévoiler le clip très glamour réalisé par Ali Mahdavi, directeur artistique du Crazy Horse avec qui elle a déjà travaillé lors d'une revue évènement pour le célèbre cabaret. Cet album est très clairement un hymne à son amour pour Bernard-Henri Levy, qu'on se le dise.

La rumeur, Bernard-Henri Lévy, Diva Latina, ses passions et bien plus encore... Retrouvez l'intégralité de cette interview d'Arielle Dombasle dans Paris Match, en kiosques jeudi.


Text pris de site Pure People.

domingo, 10 de abril de 2011

quinta-feira, 7 de abril de 2011

Rencontrez Arielle Dombasle



 Venez écouter en avant première le nouvel album d'Arielle Dombasle! A l'occasion de la sortie de son nouvel Opus «Diva Latina » qui sortira le 16 Mai, vous pouvez gagner des places et la rencontrer !
 Le 1er single se nomme "Porque te vas". La magnifique chanteuse nous offre une reprise pleine de douceur et de beauté avec une langue dans laquelle elle a baigné durant son enfance.Vous écouterez l'album en présence de l'artiste qui donnera des détails sur ses nouvelles chansons.
L'évènement aura lieu le 29 Avril à Paris !

Répondez à la question et gagnez vos places pour cet évènement grâce à Casting.fr.

Bonne chance à tous !
Text pris de site: Casting.fr